Risques liés à la psychotropie : de quoi parle-t-on ?

 

Ni le mot "Psychotropie", ni le mot "Psycho-activité" ne figurent dans le dictionnaire et l'on n'y trouve que les adjectifs "psychotrope" ou "psycho- actif",notamment pour qualifier les propriétés que détiennent certains  produits d'agir sur le psychisme. Mais même lorsque l'on parle des effets psychotropes, la littérature n'est pas très riche et c'est souvent pour les désigner comme précurseurs de méfaits qui risquent de survenir, et ensuite ne plus parler que de ceux-ci.  
Leur usage expose à des risques et à des dommages sur le plan de la santé et de la relation aux autres. Ces risques et dommages sont de deux ordres : 
 - Ponctuellement, avec les manifestations aiguës (ivresses, délires, etc.) ; 
 - Dans le long cours, avec la mise en place d’une dépendance.
Après avoir rapidement passé en revue les différentes substances psychoactives et leurs propriétés, ainsi que leurs usages dans différentes sociétés au cours de l’histoire, on peut maintenant s’intéresser à la place qu’elles peuvent prendre au niveau individuel. 

Notre propos est d’attirer l’attention sur le fait que la psychotropie, en amont des méfaits, amène de réels bénéfices. L’éventail des usages de la psychotropie peut aller de la recherche de plaisir à l’effacement de la souffrance. 

Le rôle de la psychotropie dans ses dimensions relationnelles est mis en évidence. 
A chaque instant, l'Etat Intérieur (EI) dans lequel nous nous trouvons conditionne notre Comportement (C) qui, lui-même, conditionne la nature des relations à Autrui (RA). Dans la réalité, le déroulement de ce schéma banal est instantané. Nous voyons avec ce schéma que l’état intérieur de la personne modifié positivement d’une part par la psychotropie positive du produit est renforcé par l’image positive que renvoie l’autre ou le groupe. 

La dimension complémentaire de la psychotropie amène un discours réaliste et s’adressant à tous. Il consiste à réunir, dans un même continuum, les effets psychotropes initiaux et les méfaits qui en résultent éventuellement et plus ou moins tardivement. 
Les personnes se posant la question fondamentale de la prévention « quelle est la nature de ma relation à ce produit ? » trouvent ici une aide concrète en cherchant à se situer sur ce continuum.